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Archive for mars 2014

Nous allons exposer en tant que « Féeric, les Lieux magiques » en Ardenne belge et française, où bât le coeur de la féerie européenne, bien entendu dans son axe celtique :

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– à CHIMERES ET LEGENDAIRES, Mariembourg (entre Namur et Chimay), le week-end du 29-30/3/14,

– au PRINTEMPS DES LEGENDES, Monthermé (08), le week-end du 5-6/4/14.

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Une façon d’échapper à différentes formes de pollution…Témoignez, et il en restera bien quelque chose.

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gravure dore bible - plaie des tenbres

La splendide rétrospective en cours au Musée d’Orsay sur l’oeuvre monumentale et annonciatrice de Gustave DORE nous amène à nous questionner sur son chemin de vie. N’a-t-il pas entre autres illustré la Bible d’une manière unique ?

Son sens pictural original couvre la gamme complète du sens littéral, symbolique, allégorique et mystique, à l’image de l’invitation au Jardin de la Connaissance.

Notre génie immortel est né le 6 Janvier 1832 à Strasbourg. Son chemin de vie est le 3, la communication, on l’avait bien compris. Mais que cherchait-il vraiment à exprimer en profondeur ? Un début de réponse est sans conteste inclus dans la section de la Torah qui lui correspond, la Paracha BO (CHEMOT-EXIL)

Ce texte biblique décrit les trois dernières plaies, les sauterelles, les ténèbres et la mort des nouveaux-nés égyptiens qui vont permettre la délivrance finale des Hébreux.

Il a laissé trois gravures pour la décrire : « La Plaie des Ténèbres », « La Mort des premiers-nés », « Pharaon conjure Moïse de quitter l’Egypte. »

gravure dore bible - mort des premiers-nes en egypte

Nous ignorons les secrets de famille de l’artiste, mais il est clair que le coeur de son oeuvre est articulé autour de la dialectique Ombres-Lumières. Le tableau symbole de cet enjeu nous semble concerner Le Jugement dernier (Les 3 Juges de l’Enfer), en bonne place dans l’exposition.

Le sens de « BO » est « Rends-toi (va) chez Pharaon. » (L’Eternel à Moïse). Gustave DORE se donnait beaucoup de mal pour aller de l’avant, dans une avancée artistique frénétique, comme s’il avait trop de choses à dire dans un temps compté. Il cherchait pathétiquement à nous expliquer le destin qui le guettait, et le dépassait.

Ses petites roues de la Force de Vie ont activé les grandes, jusqu’au Char Céleste, et réciproquement, comme il fut dit en Ezéchiel. Et les Anges du service montaient et descendaient dans son Echelle de Jacob.

Nous sommes bien là dans le Code de BO, qu’il endossa superbement, la mystique de l’obscurité, avec l’ombre dont l’énergie cachée n’est pas encore advenue en lumière. Elle relève de la dimension de l’essence, et de l’être, la lumière primordiale d’avant la Création. Tout est dans la Kabbale, le plan de la psychologie des profondeurs, dépassant la religion.

La fresque tragique, L’Enigme, sur la Commune de Paris, est la question qu’il nous laisse sans réponse, assemblant l’unité du ciel et de la terre, des vivants et des morts, de l’amour et de la haine, dans une étreinte indicible.

gravure dore bible - pharaon conjure moise de quitter l egypte

Gustave DORE se révèle comme le messager d’une épopée artistique à venir (BD, cinéma) qu’il pressent, et délivre par étincelles saccadées et exponentielles, en réalisateur d’avant-garde. Il porte l’Ange de la Vision nouvelle du monde qui va accoucher au 20° siècle.

Les pauvres de Londres, les mendiants de Burgos trouvent sous sa main une majesté archétypale. Dans ses paysages se dévoile la transformation permanente, chère au Tao. Il se passe toujours quelque chose dans le Livre de la Nature.

Son oeuvre est le cri métaphysique de la condition humaine, dans la conspiration de l’instant chère à Paracelse. C’est l’expression sublimée du Code de la Vie. Mort et résurrection. Transmutation alchimique accomplie. Happy end.

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Salut à toi, l’Artiste. Avec un grand A, comme Aleph.

Merci pour Tout.

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Le temps ayant apaisé la tourmente autour du spectacle aujourd’hui disparu de M’BALA M’BALA DIEUDONNE, nous apportons une interprétation non politique d’une affaire plus intime et personnelle qu’il n’y parait.

« Dieu a donné », est le sens des prénoms hébraïques Jonathan et Nathaniel. Porter un tel nom ne prédestine pourtant pas à l’antisémitisme. Alors, que se cache-t-il derrière le rideau de la contestation ? Rien n’est gratuit, on finit bien sur scène à raconter sa propre histoire, sous le couvert d’une autre. Mais laquelle ?

DIEUDONNE est né le 11 Février 1966 en région parisienne. Il a reçu une éducation religieuse chrétienne. Son chemin de vie est 8/26, l’inclusion fondamentale d’un aiguillon bien exigeant.

La section de la Torah qui lui correspond est MICHPATIM (Les Statuts de la Loi) dans la Livre de « CHEMOT » (« EXIL »).

Où le bât blesserait-t-il autant ? Son chemin de vie est marqué par la confirmation, visiblement dérangeante, de la Loi du Père :

– 8/26 = ADONAÏ, le Dieu d’Israël.

– Paracha MICHPATIM : les Lois exigeantes qu’il faut d’abord subir et endosser. En corollaire :  » Nous ferons puis nous comprendrons. » Et de façon sous-jacente : « Connais le Dieu de ton Père. »

Né d’un père camerounais et d’une mère bretonne, nous ignorons les secrets de famille de l’intéressé. Mais l’antisémitisme du tribun-artiste peut bien s’entendre contre une révolte contre la Loi du Père d’en-haut, coïncidant peut-être même contre celle du père en-bas, et dont Israël et les Juifs deviennent les boucs émissaires.

Le choix d’une religion est aussi une affaire purement intime relevant de sa propre psychologie. Il peut être plus commode alors de choisir la religion de l’Ange, permettant d’échapper ainsi à la nécessité de la Loi du Père, afin de mieux lutter contre elle pour tenter de s’en dédouaner.

Bien entendu, l’opinion française ne peut tout-à-fait réaliser qu’au Proche-Orient la frontière n’existe pas vraiment entre antisionisme et antisémitisme.

D’autre part, on pourrait se poser la question si seuls les Juifs ont le droit de critiquer d’autres Juifs. Et d’ailleurs, si on veut le faire, il faut être au niveau, et veiller à ne pas dépasser les bornes. Car seul le Dieu d’Israël exerce la relation de bénédiction et de malédiction contre son peuple. De fait, mieux vaut pas se mêler de cette affaire-là : on sait où elle commence, mais pas comment elle se terminera.

Alors, un jour, il faut bien balayer devant sa porte, sous peine d’un grave retour de bâton (de Moïse.) Car, dans un chemin de vie 8/26, on ne rigole pas : réussite ou destruction, pas de demi-mesure.

« Tu la sens, Manu ? » Non, pas vraiment. Manuel a réussi son revers pour lui en infliger un, et de taille, en faisant interdire son spectacle. Quelque part, il lui a sauvé la mise, en arrêtant son démon extérieur et intérieur. Une bonne leçon pour notre tragi-comique national. Dieu a donné, a mis le holà, mais n’a pas (encore) repris. A méditer.

« Qui aime bien châtie bien. » La Loi du Père garde ses secrets, entre ses Statuts, et son Amour sans limites…

NB : dans le savoureux livre Les Juifs de Roger PEYREFITTE, publié en 1965 (Flammarion), et à redécouvrir pour l’usage des nouvelles générations, il est écrit : « Dieu est un des noms les plus juifs depuis le haut moyen âge, souvent en combinaison : Dieudonné, Dieu-Lesal, Dieu-Legart… »

Coïncidence ou pas, Daniel SIBONY nous le dit depuis longtemps : « L’origine de la haine est bien souvent la haine des origines… »

Enfin, comment faut-il interpréter les autres délires antisémites de John GALLIANO et les ambiguïtés de Lars VON TRIER, comme autant de hiatus de leur inconscient ?

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